Politique : Récapitulatif des élections fédérales dans la région
Anthony Dallaire | 18 Décembre 2025
Sur la ligne de départ pour la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue, on retrouve le député sortant, Sébastien Lemire, pour le Bloc québécois.
L’alien de l’Outaouais, Jonathan Andresen, pour les libéraux.
Le très discret Steve Tardif, pour les conservateurs.
Et le néo-démocrate, Jérémie Juneau.
Dans la circonscription d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, le peloton de départ s’annonce particulièrement compétitif.
Alors qu’il est composé de la députée sortante du Bloc québécois, Sylvie Bérubé.
De l’ancienne Grande Cheffe du Grand Conseil des Cris, Mandy Gull-Masty, pour le Parti libéral.
De l’habitué des campagnes, Steve Corriveau, pour les conservateurs.
Et du néo-démocrate unilingue, Thai Higashihara.
C’est donc une course au féminin entre Sylvie Bérubé et Mandy Gull-Masty qui retient l’attention.
Il faut noter que leur différence dans les intentions de vote se joue dans la marge d’erreur, et ce, tout au long de la campagne, selon le site Québec 125.
Muselé depuis le début par la campagne par la direction de son Parti, coup de théâtre du côté de Steve Corriveau.
Ce dernier est l’un des rares candidats à briser l’omerta conservatrice et décide de prendre la parole dans les médias.
C’est donc une troisième voix qui anime le débat.
Mais par son affiliation aux libéraux, Mandy Gull-Masty est la cible de toutes les attaques.
28 avril, jour J.
Sébastien Lemire est réélu sans grande difficulté pour un troisième mandat dans la circonscription d’Abitibi-Témiscamingue.
Du côté de la circonscription d’Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, pour Sylvie Bérubé, la soirée sera remplie de rebondissements.
Après avoir été déclarée élue par certains médias, c’est une douche froide qui lui tombe sur la tête.
C’est finalement son adversaire, Mandy Gull-Masty, qui est élue députée du nord avec 41,2% des voix.
Mandy Gull-Masty marquera par la suite l’histoire et deviendra la première femme autochtone ministre des Services aux Autochtones et, du même coup, la première élue fédérale de la région à la tête d’un ministère.
Toujours minoritaire, le gouvernement de Mark Carney devra naviguer habilement dans un océan de compromis.
C’est donc sous le voile de l’incertitude que se conclue l’année de politique fédérale dans la région.
