James Testa : Le rapport présentenciel recommande un suivi psychiatrique
Olivier Morin | 28 juillet 2026
Être suivi par un médecin psychiatre… voilà la conclusion qui est tirée du rapport présentenciel de James Testa, dans le cadre des observations sur la peine.
C’était au tour de l’agente de probation, Martine Lanthier, d’être entendue dans le cadre de la deuxième journée des audiences qui se tiennent au palais de justice de Rouyn-Noranda.
Questionnée par la Défense, l’experte a pu expliquer à la juge Manon Lapointe les démarches effectuées pour produire le document.
Elle a notamment expliqué les outils utilisés lui permettant de rédiger son analyse.
Une entrevue réalisée avec Testa, des déclarations policières ou encore des articles de média ont en autre été utilisés.
Par contre, l’agente Lanthier a pris le temps de spécifier qu’elle s’est principalement basée sur l’entretien effectué avec le délinquant.
Selon elle, il est important de savoir s’il y a un possible lien ou non entre la non-reconnaissance des faits par James Testa et son état mental.
Pour l’agente de probation, il est également clair qu’il devra toutefois y avoir une ouverture de sa part au niveau des solutions dans le cadre d’un éventuel cheminement.
La question du report de la deuxième semaine des observations sur la peine a également été débattue en après-midi.
Dans sa plaidoirie, la Défense a affirmé que sa demande est en lien avec la contre-expertise qu’elle veut réaliser.
Selon maître Mike Boudreau Junior, il y aurait des contradictions entre le rapport sexologique, mais également celui de l’Institut Philippe-Pinel.
Rappelons qu’elle a demandé à la juge Manon Lapointe de reporter la semaine prévue à la fin octobre, car c’est exactement à ce moment que la contre-expertise pourra être réalisée.
La requête propose donc que le deuxième bloc puisse se tenir en février ou encore en mars 2027.
De son côté, la poursuite a fait valoir de ne pas être en désaccord avec la requête, mais que le délai est jugé trop long.
Elle a proposé de donner un délai de six semaines, soit à la mi-décembre.
La juge Manon Lapointe rendra sa décision aux parties, le 27 août prochain.