Fonderie Horne : L’étude de biosurveillance commandée par Glencore dévoilée
Roxanne Cayouette | 9 juin 2026
Les conclusions de la firme mandatée, Intrinsik, démontrent que le facteur le plus significatif de taux d’arsenic chez les 245 répondants est l’alimentation.
Selon la firme, la consommation de riz, de poisson ou de fruit de mer serait la cause première du taux d’arsenic dans l’urine.
Le vice-président d’Intrinsik, Elliot Sigal, a révélé ne pas être inquiet par les niveaux d’arsenic dans l’air, à Rouyn-Noranda, et qu’il y a des procédures que les gens peuvent faire pour réduire leur exposition aux contaminants, dont lors de la préparation du riz, soit de rincer le riz délicatement, avant de le cuisiner.
Donc ces aliments exposeraient plus les citoyens à l’arsenic que la Fonderie Horne.
Et que la proximité avec la Fonderie n’aurait aucun ou très peu d’impact sur le taux d’arsenic recueilli chez les participants.
Le programme a été réalisé sur une période de 9 mois, soit d’avril 2025 à janvier de cette année, explique Vincent Plante, directeur général de la filière cuivre Amérique du Nord chez Glencore.
Mais la Santé publique régionale invite à la prudence quant à l’étude.
Dans un courriel, le CISSS-AT affirme que le programme ne constitue pas une étude indépendante conforme aux standards scientifiques habituels, notamment à cause de la faible participation de certains groupes d’âge et des résidents de certains quartiers.
La santé publique rappelle, par ailleurs, que l’arsenic mesuré dans l’urine peut être un biomarqueur qui présente des limites importantes dans le contexte environnemental de Rouyn-Noranda.
Le maire de Rouyn-Noranda et la co-porte-parole de Mères au front émettent d’ailleurs tous les deux des doutes face à l’étude.
Les résultats feront l’objet d’une analyse rigoureuse de la part de la direction de la santé publique pour permettre de bien informer la population.