Judiciaire : Moins de 3 ans de détention pour un chauffard d’Amos
Zachary Desrosiers | 21 mai 2026
Nathaniel Frigon passera finalement 34 mois derrière les barreaux, à la suite de l’accident mortel survenu le 9 septembre 2023, sur la route de l’Aéroport à Amos.
Le juge de la Cour du Québec, Jean-Pierre Gervais, a rendu sa décision, jeudi matin, au palais de justice d’Amos.
L’accusé avait plaidé coupable à plusieurs chefs d’accusation, dont conduite dangereuse ayant causé la mort de deux personnes, ainsi qu’omission de porter assistance à une personne blessée.
C’est donc une peine de 30 mois de détention pour les accusations liées à la conduite dangereuse et au fait qu’il n’a pas porté assistance.
Il s’ajoute aussi quatre mois consécutifs supplémentaires pour les accusations en matière de stupéfiants, portant la peine totale à 34 mois d’emprisonnement.
Nathaniel Frigon devra également respecter une interdiction de conduire de 24 mois, après sa sortie de prison.
Le tribunal est revenu sur les circonstances de cette soirée de septembre 2023.
Selon les preuves présentées, Nathaniel Frigon roulait à très haute vitesse après une fête chez des amis, lorsqu’il a perdu la maîtrise de son véhicule.
La collision a causé la mort de deux personnes et laissé une autre victime avec d’importantes blessures.
Après l’impact, Frigon avait quitté les lieux sans appeler les secours et s’était réfugié dans la forêt, avant de se rapporter aux policiers, quelques heures plus tard.
Dans son jugement, le juge Gervais souligne plusieurs facteurs aggravants, notamment la vitesse excessive, le fait d’avoir abandonné les victimes, et la présence de stupéfiants retrouvés dans le véhicule.
La Couronne, représentée par madame Andrée-Anne Gagnon, réclamait une peine de cinq ans d’emprisonnement, afin de dénoncer la gravité des gestes posés.
De son côté, la Défense, représentée par madame Clara Daviault, plaidait qu’une peine plus clémente devait être imposée, en raison des démarches de réhabilitation entreprises par l’accusé depuis son arrestation.
Le tribunal a aussi retenu des facteurs atténuants, dont l’absence d’antécédents, le plaidoyer de culpabilité et des démarches entreprises pour régler ses problèmes de consommation et se reprendre en main.