Fonderie Horne : La santé publique non sollicitée par le gouvernement du Québec

Charline Bakowski | 7 avril 2026

Selon le quotidien La Presse, le gouvernement Legault n’aurait pas tenu au courant la Santé publique nationale des dernières demandes d’assouplissement au sujet de la Fonderie Horne. 

Québec l’aurait en effet sollicité, en octobre dernier, lorsqu’il souhaitait prolonger le temps alloué à la Fonderie pour atteindre le seuil d’arsenic dans l’air de 15 nanogrammes par mètre cube.

Or, depuis, le gouvernement a demandé un amendement à la loi 11, qui viendrait modifier la loi sur la qualité de l’environnement.

Par ce biais, il prévoit ainsi une prolongation supplémentaire jusqu’en 2033, et pas seulement pour l’arsenic, mais pour l’ensemble des contaminants dans l’air. 

Malheureusement, la directrice de la santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue ou encore Québec Solidaire, qui a récemment fait une déclaration, n’étaient pas disposés à nous répondre aujourd’hui. 

Et après Québec, c’est maintenant Ottawa qui semble vouloir investir dans l’amélioration de la Fonderie Horne.

Le gouvernement fédéral qui prévoit d’investir 150 millions de dollars pour moderniser la Fonderie Horne à la suite de l’entente entre le provincial et Glencore.

Pour le député fédéral de l’Abitibi-Témiscamingue, Sébastien Lemire, au-delà de la question de l’assainissement de l’air, le tissu économique de Rouyn-Noranda, avec ses nombreux emplois en jeu, ainsi que le rôle fondamental du cuivre dans un contexte actuel tendu, sont tout aussi importants. 

Il confie que des négociations sont en cours depuis très longtemps. 

Le gouvernement du Québec avait quant à lui refusé d’investir les 150 millions de dollars demandés par la multinationale Glencore pour moderniser l’usine.