Judiciaire : Sunny Vincent écope de 10 ans et demi de prison
Zachary Desrosiers | 15 janvier 2026
Une peine de 10 ans et demi, moins les jours qu’il a déjà passé derrière les barreaux, donc il lui reste encore 8 ans et demi ferme.
Cette peine réduite est une suggestion commune de la Couronne et de la Défense, après que l’accusé ait reconnu les faits infligés à la victime, Sylvain Lizotte, âgé de 44 ans, il y a un an et demi, soit de l’avoir violemment tabassé, en le rouant de coups, en pleine rue, à Malartic, avant de prendre la fuite et une cavale de quelques jours, et ce, après des semaines de tensions, notamment en raison d’une idylle amoureuse avec une femme.
Les deux se connaissaient bien, étant tous les deux impliqués dans le trafic de drogue.
La victime avait malheureusement succombé à ses blessures, au centre hospitalier.
Pour toutes les parties impliquées, bien que l’accusé ait reconnu sa responsabilité, il était important d’envoyer le message à la société que les gestes qu’il a posés sont inacceptables, explique le procureur au DPCP, maître Jonathan Tondreau Lord.
Et il y avait beaucoup d’émotions dans la salle, des membres de la famille qui ont livré des témoignages, l’ambiance qui était très lourde, plusieurs sanglots, on a entendu notamment le père de la victime, Denis Lizotte, qui, avec difficulté, a tenu à souligner que sa vie s’est arrêtée le jour où son fils est décédé.
Il dit ressentir une grande souffrance et que peu importe la peine, le mal infligé va durer toute sa vie. Il a également mentionné qu’il n’y a aucune sentence pour effacer le mal et à comprendre qu’il soit puni à sa juste valeur.
Il y a aussi la tante du défunt, Jo-Anne Fortin, qui a tenu à ce qu’on n’oublie pas son neveu, qui était père de famille et a conclu son témoignage en qualifiant Sunny Vincent de traite.
Le juge a d’ailleurs offert l’opportunité à l’accusé de s’exprimer, ce dernier qui s’est excusé aux proches d’avoir détruit leur vie.
En plus de sa peine d’incarcération, plusieurs conditions ont été imposées à Sunny Vincent, dont certaines à vie.
En raison d’une ordonnance de dédommagement, l’accusé va officiellement écoper de sa peine de détention le 16 mars 2026, et ce sera la conclusion finale de son dossier.
