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Pénurie de main-d’œuvre : le système juridique n’est pas épargné

Pénurie de main-d’œuvre : le système juridique n’est pas épargné

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Pour la bâtonnière de la région, Sandra Éthier, la pénurie d’avocats est une grande problématique qui perdure déjà depuis plusieurs années.

Et l’une des raisons serait la méconnaissance du métier en région, car il manque de finances pour en faire la promotion. Selon maître Éthier, les coûts pour exposer la pratique dans les salons, à l’université, par exemple, sont assez dispendieux.

En 2016, au Québec, il y avait près de 26 000 avocats, dont environ 7 000 qui pratiquaient dans les régions, mentionne maître Marc-Olivier Langlois, un avocat d’Amos.

Il déplore que les conditions de travail restent les mêmes, que ce soit dans les grands centres ou en région avec des avocats plus généralistes. Pour maître Langlois, la revalorisation de la région pourrait aider à attirer plus de personnel. 

Malgré l’aide d’avocats de l’extérieur de la région, le manque de personnel est synonyme de surcharge de travail, alors que les avocats dans la région doivent faire plus de temps la fin de semaine et les soirées, en plus de devoir refuser davantage de dossiers.

La pénurie n’épargne aucun corps de métiers, que ce soit les greffiers, le personnel de soutien, et ce, autant au public qu’au privé.

Même si ce phénomène est répandu dans la région, le manque de main-d’œuvre est tel qu’il y a seulement deux avocats d’aide juridique au Témiscamingue.