1. Home
  2. Économie
  3. Le temps supplémentaire coûte cher à la Sûreté du Québec
Le temps supplémentaire coûte cher à la Sûreté du Québec

Le temps supplémentaire coûte cher à la Sûreté du Québec

0

En 2021, plus de 7,5M$ en renfort dans les communautés autochtones.

La pandémie pourrait avoir entraîné un fardeau financier encore plus grand pour les contribuables. 

C’est que, faute d’effectifs suffisants au Nunavik, la Sûreté du Québec envoie régulièrement des convois d’une vingtaine de policiers au Corps de police régional de Kativik, question de couvrir des quarts de travail, comme l’explique le chef-adjoint, Jean-François Morin.

Ce qui était donc autrefois une aide d’urgence est désormais devenue la nouvelle réalité.

Alors que la rotation des effectifs s’effectue aux trois semaines depuis, au minimum, l’été dernier.  

Une réalité qui a des répercussions financières, puisque plus d’un million 150 mille dollars ont été déboursés uniquement en dépenses de fonctionnement et comme le mentionne le président de l’Association des policiers et policières provinciaux du Québec, Dominic Ricard, ce sont les conditions de travail qui sont prévues au contrat, en plus des primes accordées.

Et un autre facteur rentre en compte dans la hausse des coûts. 

C’est que le territoire du Nunavik est désormais aux prises avec la transmission communautaire de la COVID -19.

Une situation qui complique le retour des policiers vers le sud s’ils testent positifs, alors que la Sûreté du Québec nolise un avion pour chaque convoi envoyé sur place.

La directrice de la santé publique du Nunavik stipule que, contrairement au reste de la province, l’isolement de dix jours est maintenu pour les cas COVID et leurs contacts.

Bien que grandement appréciées, ces demandes d’aide ne peuvent durer indéfiniment.

Des solutions pour favoriser l’embauche de policiers sont donc mises en branle.

Dont la conversion des horaires, en deux semaines deux semaines, à l’image de ce qui se fait dans les mines. 

Au final, la Sûreté du Québec aurait-elle pu être mieux préparée pour réduire ainsi une partie la facture? 

Une question difficile à répondre alors que l’institution a refusé notre demande d’entrevue pour discuter du protocole mis en place en cas de test positif d’un policier à l’extérieur de sa région.