Ruptures de service en santé : des flèches au gouvernement

2021-04-16 - La députée Émilise Lessard-Therrien et la FIQ-SISSAT ont critiqué le gouvernement en regard des coupures de service prévues par le CISSS-AT.

D'après la députée et la FIQ-SISSAT, le gouvernement fait la sourde oreille, alors que la région fonce dans un mur, pour ce qui est des services en santé en Abitibi-Témiscamingue.

Alors que la région faisait appel jusqu'ici aux agences privées pour pallier le manque de main-d'oeuvre, les nouvelles restrictions envisagées par Québec pour leur serrer la vis a amené le départ de cette main-d'œuvre, ce qui a eu pour effet d'accentuer la pénurie de personnel dans le réseau de la santé et, conséquemment, l'obligation, pour le CISSS-AT, de procéder à des coupures de services.

Selon la FIQ-SISSAT, c'est 30 % des heures travaillées dans le réseau de la région qui étaient réalisées, souvent au prix fort, par du personnel provenant d'agences privées.

Jean-Sébastien Blais, président de la FIQ-SISSAT indique que plusieurs personnes ayant quitté les agences seraient prêtes à intégrer le réseau public, si le gouvernement leur accordait, entre autres, de bonnes conditions de travail. Elles n'attendent qu'un signal de sa part.

De son côté, la députée de Rouyn-Noranda-Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien déplore que le ministre de la Santé n'ait pas proposé de mesures transitoires, alors qu'il avait pourtant assuré, en fin de séance parlementaire, qu'il le ferait, parce qu'il reconnaissait qu'il n'était pas souhaitable d'abolir les agences du jour au lendemain, au risque de provoquer des ruptures de service.