Lac-Simon : une vigile pour Joyce Echaquan

2020-09-30 - Cette vigile s'est tenue hier, soir, à l'instar d'autres endroits au Québec, en hommage à cette femme attikamek de Manawan.

Ce sont près de trois cents personnes, qui étaient réunies, à cette occasion, à Lac-Simon. Après un vibrant discours d’une aînée, le cortège est parti de la salle communautaire, pour défiler dans les rues de la communauté, avec des lampions à la main. La foule, par la suite, a formé un cœur géant au terrain de baseball de l'endroit et chanté en mémoire de Joyce Echaquan.

Ce que les participants ont voulu dénoncer, tout comme hier après-midi, lors d'un rassemblement à Pikogan, c'est le racisme qui est subi par les membres des Premières Nations, au sein des services de santé.

Rappelons qu'une vidéo, publiée sur Facebook, témoigne des propos dégradants et racistes proférés par le personnel soignant à l'égard de Joyce Echaquan, peu avant son décès au centre hospitalier de Joliette. D'ailleurs, une enquête du coroner a été ordonnée à la suite de ce décès, alors que l'infirmière, qui a tenu les propos avilissants, a été congédiée. De son côté, le premier ministre, François Legault, a condamné le comportement de l'employée de l'État.

Pour Monik Kistabish, cheffe de Pikogan, il est important de continuer de dénoncer les situations de ce genre et de cesser de jouer à l'autruche. Adrienne Jérôme, cheffe de Lac-Simon, pour sa part, indique que le racisme doit cesser et qu'il s'agit encore d'une autre femme autochtone victime du racisme d'employés de l'État québécois.